Joonhong Min

Né à Séoul et basé à Londres, l’artiste Joonhong Min explore l’impact profond de la vie urbaine et de l’anxiété chronique qu’elle génère. Son travail répond à un bouleversement social, notamment la migration vers les espaces virtuels lors de la pandémie de COVID-19, et critique le défilement constant d’images dénuées de sens sur les réseaux sociaux et dans la publicité.

 

L’artiste défend l’idée que ce contenu fournit un échappatoire vide et addictif qui obstrue l’esprit critique et nous rend aveugles face à des réalités difficiles. Initialement concentrée sur des formes architecturales, la pratique de Min incorpore à présent des figures, des produits commerciaux et des paysages virtuels. Son travail multimédia présente des juxtapositions discordantes de corps fragmentés, de corps anonymes et d’objets dans des espaces ambigus pouvant être interprétés à la fois comme réels et virtuels.

 

Ces pièces, qui incluent peintures, installations et vidéos, répliquent les symboles de la surconsommation, surmodifiés et transformés à l’excès. Le travail de Min est fortement influencé par l’ouvrage La Fatigue de la société du philosophe Byung-Chul Han, qui décrit une société moderne capitaliste submergée par la dépression et l’anxiété dues à l’excès d’informations.

 

Min déplore à quel point les flux d’informations nous dépassent et nous désensibilisent face à des problèmes cruciaux tels que l’IA générative d’images, le gaspillage commercial et la guerre. En effet, son art aspire à créer un espace pour ceux qui choisissent de vivre dans le présent, rejetant à la fois l’assimilation et la paralysie causées par ce basculement culturel.
Son œuvre invite les visiteurs à participer activement à cette critique culturelle